Santoro, un accord avec RAI. Un adieu à l’entreprise et à Annozero

19 Mai

ROME – Un accord à deux. D’un côté Michele Santoro, de l’autre, Mauro Masi, le directeur général de RAI. Une « résiliation consensuelle du rapport de travail dépendant ». En gros, Annozero disparaît avec la saison courante. Pas de censures, plutôt une entente que le Cda a voté hier à la majorité (7 pour et 2 abstenus). Santoro quitte RAI avec une sorte de préretraite qui devrait lui rapporter (selon des bruits circulant hier au septième étage de Viale Mazzini) un chiffre entre 2,5 et 2,7 millions d’euros. Au sein de l’entreprise RAI, Santoro a le statut de directeur, et chez RAI on part à la retraite à 65 ans. Donc ce présentateur quitte l’entreprise six ans à l’avance, pour se lancer dans la profession libre.

Avec cet accord, comme RAI le fait savoir, s’arrêtent aussi les effets des affaires judiciaires, notamment la sentence de la IV section du Tribunal du travail de Rome qui, le 26 janvier 2005, a reconnu le droit de Santoro de présenter des « programmes d’information en prime time ». Une obligation considérée comme une anomalie dans l’entreprise, surtout dans le camp du Pdl mais aussi dans celui du Pd. Selon le communiqué officiel de RAI, « l’accord consensuel, à perfectionner par le biais de contrats d’application qui seront mis au point dans les prochains jours, prévoit de nouveaux projets éditoriaux, à réaliser par Santoro au cours des deux prochaines années. RAI continuera donc à se servir de la collaboration de Michele Santoro, qui, ainsi faisant, pourra faire l’expérience de nouveaux genres télévisés en développant encore plus son propre parcours professionnel ».

Une hypothèse fondée sur le biennal circule déjà. A savoir, celle que Santoro donne le jour à une société de production, différente de RAI, qui réalise des produits à céder « clefs en main » au service public, sur le modèle de ce que fait le programme Porta a porta. Les bruits parlent d’une série de docu-fictions de cinq programmes chacune dans la saison automne 2010-printemps 2011 (au titre provisoire très suggestif : « Mister M »), qui seraient ensuite achetées par RAI à un million d’euros chacune. Positionnement : prime time sur RAI2. Et aussi d’une autre série de deux programmes, qui pourraient paraître sur RAI3, toujours en début de soirée. Voici le premier commentaire depuis l’intérieur de l’entreprise, celui de Bruno Vespa : « Tout comme c’était prévu. Je suis jeureux que Michele reste avec nous. Mais on a la confirmation que, pour lui, être poursuivi a été un investissement magnifique ». Pas de polémiques à gauche. Parmi les sept conseillers ayant voté pour, il y a le président Paolo Garimberti et Nino Rizzo Nervo, ainsi que Giorgio Van Straten, du Pd. Les abstenus sont Angelo Maria Petroni (ministère du Trésor publique) et Rodolfo de Laurentiis, de l’Udc. Roberto Rao, membre de ce même parti politique et membre de la Vigilance RAI, tonne que l’on fasse la lumière sur la récompense économique et sur les modalités.

Corriere della Sera, 18 mai 2010. Traduit par Extraduzione.

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