Archive | RAI RSS feed for this section

Un arrivederci alle scollature e al sessismo sulla tv italiana ?

5 Juin

Michael Day

The Independent. Tradotto da Extraduzione.

Può la televisione italiana, tempio originario del sessismo televisivo, essere all’alba di una nuova, illuminata era ? È la domanda che alcune femministe osano bisbigliare questa settimana dopo decenni di lotta alla parata continua di bionde formose di un metro e ottanta volteggianti in costumi succinti, a completa disposizione di ospiti maschi cinquantenni di un metro e cinquanta, che i telespettatori italiani si trovano davanti ogni sera.

La fonte del novello ottimismo dei sostenitori della campagna è la formazione di una nuova istanza di controllo antisessista che metterà un freno all’uso gratuito di giovane carne femminile da parte della tv di Stato RAI.

L’ « osservatorio indipendente », stando alle parole dei suoi sostenitori parlamentari, avrà la responsabilità di assicurare « la corretta rappresentazione della dignità delle persone, con un’attenzione particolare alla rappresentazione distorta delle donne ». Lire la suite

Maria Luisa Busi : « Ce sont les temps de la pensée unique »

21 Mai

La présentatrice italienne quitte le JT de RAI 1

ROME – « Pour un journaliste, il n’y a qu’un seul moyen pour défendre ses convictions professionnelles : enlever sa signature à un article. Un présentateur, une présentatrice, ne peuvent que décider de disparaître de l’écran, au point où l’on est ».
Ceci est l’un des points essentiels de la lettre par laquelle Maria Luisa Busi a annoncé son intention d’abandonner la direction du JT de RAI 1. Cette lettre […] est adressée au directeur Augusto Minzolini et au Cdr et, pour connaissance, au directeur général de la RAI, Mauro Masi, au président de l’entreprise RAI, Paolo Garimberti, et au responsable des Ressources Humaines, Luciano Flussi. En voici le texte intégral.
« Cher directeur, je demande à être relevée de ma charge de présentatrice du JT de 20 H, étant donné que la situation ne me permet pas d’assurer cette tâche sans compromettre mes convictions professionnelles. Pour moi, c’est un choix difficile mais obligé. J’estime que la ligne éditoriale que tu as voulu donner au JT est une sorte de détournement, et à cause de ce dernier le JT de RAI 1 risque de s’écraser contre une perte de crédibilité définitive de la part des téléspectateurs ».
« Comme l’a dit le président de la Commission de vigilance RAI, Sergio Zavoli : « Renonçant à sa structure traditionnelle, le plus grand JT italien a vu une transformation de son identité, aussi bien que d’une partie de son publique traditionnel ».

« J’aime ce JT, j’y travaille depuis 21 ans. Parce que c’est un grand JT. Il a été le JT de Vespa, Frajese, Longhi, Morrione, Fava, Giuntella. Le JT des différences culturelles, des différences d’idées. Il les contenait toutes, c’était là sa richesse. C’était leur JT, notre JT. Celui des collègues que tu as soulevés de leurs charges, aussi que de bien d’autres qui ont été mis à l’écart, ici. Ceci est le JT qui a toujours parlé au Pays entier. Le JT des italiens. Le JT qui a donné la parole à toutes les voix. Il n’a jamais été le JT d’une seule voix. Aujourd’hui, les informations du JT de RAI 1 sont des informations partielles et partiales. Où est le Pays réel ? Où sont les femmes de la vie réelle ? Celles qui attendent des mois pour avoir une mammographie, si elles ne peuvent pas la payer de leurs poches ? Celles aux salaires les pires d’Europe, celles qui rament tous les jours pour faire aller, puisque dans les crèches il n’y a pas assez de place pour tous nos enfants ? Elles sont obligées à faire des prises de sang et à mourir pour avoir l’honneur d’un de nos titres. Où sont d’ailleurs les femmes et les hommes qui ont perdu leur travail ? Un million de personnes, derrière lesquelles il y a des familles. Où sont les jeunes, ceux qui se retrouvent pour la première fois à avoir un futur plus mauvais que celui de leurs pères ? Et les quarantenaires encore précaires, pour 800 euros par mois, qui ne peuvent même pas s’acheter un canapé, figurez-vous s’ils peuvent mettre au monde un enfant ? Où sont les travailleurs de l’Alitalia au chômage technique ? Où sont-ils passés ? Et les centaines d’entreprises qui ferment et les entrepreneurs du nord-est de l’Italie, qui se tuent parce qu’ils ont fait faillite ? Où est-elle, cette Italie que nous avons le devoir de raconter ? Cette Italie existe. Mais le JT de RAI 1 l’a effacée. Moi aussi, j’achète du papier de toilette pour ma fille qui est en CP dans une école publique. Mais le soir, au JT de 20 h, nous ne montrons que les ministres Gelmini et Brunetta en train de présenter leur nouveau, grand projet pour la numérisation de l’école, y compris les tableux interactifs ».

« Cette Italie en train de vivre une crise sociale dramatique a été jetée aux oubliettes par notre indifférence. Écrasée entre une information partiale – un éditorial sur la justice, un autre contre les repentis de la mafia, un autre encore sur l’enquête de Trani où tu as affirmé de ne pas être enquêté, démenti par les faits le jour après – et l’infotainment quotidien : combien de fois par jour il convient de laver ses mains, la chasse au crocodile du lac, les culottes anti-vol. Un choix éditorial avec lequel on est en train d’enrichir les scénarios des programmes de satire et d’appauvrir notre réputation de premier JT du service publique de l’entreprise culturelle la plus importante du Pays. Outre les citoyens, maints bons collègues en font les frais qui pourraient se consacrer avec beaucoup plus de satisfaction à bien d’autres enquêtes au profil plus haut et d’intérêt général ».

« Un journaliste n’a qu’un seul moyen pour défendre ses convictions professionnelles : enlever sa signature à un article. Un présentateur, une présentatrice, ne peuvent que disparaître de l’écran, au point où l’on est. A cause de la confiance des téléspectateurs, en effet, c’est au présentateur qu’on relie l’info. C’est d’abord lui qui a le rôle de garant de ce rapport de confiance avec les téléspectateurs ».

« Les faits de l’Aquila en ont été la preuve. Lorsque des centaines de personnes ont chahuté contre l’équipe que je conduisais, en criant « quelle honte » et « Scodinzolini* « , j’ai compris que ce rapport de confiance, qui nous a toujours liés à notre publique, était compromis pour de bon. C’est ce qui arrive lorsque l’on privilégie la communication au lieu de l’information, la propagande à la vérification ».

« Je me suis fait un devoir de construire ma vie et ma profession sur l’honnêteté et sur la loyauté. Être en désaccord n’est pas trahir. Je ne me souviens pas de celui qui l’a dit récemment. Par conséquent :

1) Je refuse l’accusation d’avoir eu un comportement peu correct. Les critiques que j’ai fait en public – je souhaite rappeler à ce propos qu’il s’agit d’un de mes droits, outre que d’un devoir, car je suis conseillère de la FNSI [Fédération nationale de la presse italienne, ndt] – ces critiques je les avais déjà exposées au cours des réunions de sommaire et à toi personnellement. J’avais fait cela dans une perspective de collaboration réelle, considérant que dans un travail comme le nôtre le mouvement des idées et la pluralité d’opinions constitue en enrichissement. C’est pourquoi j’ai continué à conduire le JT ces mois-ci. Mais c’est clair qu’il n’y a absolument plus d’espace pour une échange démocratique des idées, au JT de RAI 1. Ce sont les temps de la pensée unique. Celui qui n’est pas d’accord se retrouve dehors, tôt ou tard.

2) Je refuse l’accusation qu’on m’a faite, à savoir celle de cracher dans ma soupe. Je rappelle que la soupe n’est que celle d’un simple envoyé ne demandant que les bons ingrédients dans son assiette. Tous, et de façon honnête. Et je tiens à préciser que j’ai toujours refusé les paiements en dehors de la RAI, des paiements généreusement offerts par les grandes entreprises aux personnes connues, pour qu’elles présentent les rencontres des entreprises ; car je pense qu’un journaliste du service publique ne doit pas tirer profit de son rôle.

3) Je refuse, en tant qu’offensives, les affirmations contenues dans ta lettre après l’interview que j’ai donnée à Repubblica, lettre où tu as demandé à l’entreprise RAI d’adopter des sanctions disciplinaires à mon égard : tu m’as accusée « de nuire au JT où je travaille » avec mes affirmations concernant l’audience. Une fois rendues publiques, ces données ont confirmé mes affirmations. Je trouve par ailleurs ta considération suivante paradoxale : « le JT de RAI 1 rendra compte des positions des minorités mais il ne changera pas les faits pour rendre hommage à des campagnes idéologiques ». Je puis te dire que la seule campagne à laquelle je me consacre c’est celle où je passe mes week-ends avec ma famille. J’espère que tu pourras en dire de même. En revanche, j’ai remarqué que tu n’as prononcé un seul mot contre la compagne de diffamation violente que les quotidiens Il Giornale et Libero et l’hebdomadaire Panorama […] ont lancé contre moi à la suite de mes critiques à ta ligne éditoriale. Une attaque à retardement : discréditer tout de suite ceux qui sont en désaccord pour affaiblir la valeur de leur affirmations. J’ai été définie comme « nana bavarde« , « chroniqueuse sans chronique », « éditorialiste sans éditoriaux » et ainsi de suite. Ce n’est pas ce que le Président Ciampi m’a dit en me donnant le Prix Saint Vincent pour le journalisme au Quirinal. A de telles lâchetées répondra mon avocat. Mais sache que ce n’est certainement pour cela que je quitte la direction des 20 h. Dans Les anciens maîtres, Thomas Bernhard écrit des dizaines de fois un mot que j’aime beaucoup : respect. Ce n’est pas d’admiration que l’on vit, dit-il, c’est du respect que l’on a besoin ».

« Cher directeur, je crois qu’il faut plus de respect. Pour les infos, pour le publique, pour la vérité. Ce que je ressens pour l’histoire du JT de RAI 1, pour mon entreprise, m’amène à cette décision. Le respect pour les téléspectateurs, nos seuls référents. Nous devrions nous en souvenir toujours. Toi aussi, tu aurais le devoir de le faire ».

* « Scodinzolini« : du verbe italien scodinzolare (remuer la queue). C’est un surnom que le publique a attribué à Minzolini, en tirant profit de l’assonance, en raison de ce qu’on appelle son « homologation » aux directives berlusconiennes.

Repubblica, 21 mai 2010. Traduit par Extraduzione.

Un petit aperçu de l’opinion qu’à Il Giornale sur les propos de Santoro

21 Mai

Santoro donne l’ultimatum au Pd avant d’aller encaisser
Francesco Cramer

ROME – Le thème du programme d’Annozero tombe vraiment bien, puisque ce dernier est centré sur Benoît XVI et sur les scandales de l’Eglise, vraiment bien pour se voir en martyr. Mais un martyr agressif, plein d’animosité, acide, parfois méchant. Avec tout le monde, sans exclure personne. Et surtout avec la gauche, avec Bersani, avec Zavoli, avec les représentants de la minorité au sein du Cda de RAI. Il frappe fort, Michele SaintOr, de plus en plus « Or » à cause de cette séparation consensuelle à coups de millions qu’il est sur le point de signer. On parle de 10 millions d’euros d’indemnité de départ, qu’il aurait pour se tirer. De quoi avoir les frissons, mais il ne faut surtout pas le dire car sinon on fait de la peine à saint Michele : « Ce sont mes oignons, mon indemnité est un fait personnel », tonne SaintOr, qui poursuit à coups de « furieux » et de « furax ». « Si on nous enlève le programme, les spectateurs sont furieux. Quand quelqu’un change, les gens sont furax ». Mais celui qui râle le plus, c’est lui. Il ouvre le feu sur Bruno Vespa aussi : « On prend des leçons de la part tout le monde, on en prend même de Bruno Vespa. Or, que Bruno Vespa puisse nous donner des leçons d’éthique et de contrats, lui qui est payé comme le plus récent des prix Oscar du meilleur acteur en premier rôle pour faire un programme en crise, alors ça, c’est vraiment trop… » Lire la suite

Appassionato discorso di apertura per Annozero

20 Mai
Scritto da Extraduzione

Santoro ha introdotto la trasmissione di stasera con un una lucida e appassionata arringa. Un’arringa diretta innanzitutto al suo pubblico, ma anche agli organi di controllo e dirigenza della RAI ed alle diverse parti politiche, fra cui certi « cialtroni » del Pd – ha detto – « gente con cui non vale la pena nemmeno prendere un caffè ».

Al centro del suo ragionamento i tre punti seguenti: il giudizio sul suo operato professionale, l’interesse mediatico suscitato (o piuttosto provocato) sui suoi contratti, lo stato attuale del servizio pubblico.
« Prendero’ un po’ più di tempo », ha precisato Santoro. Invece del solito pugno di minuti, l’Anteprima di stasera è stato un vero appello: un appello alla coerenza, al coraggio, persino al buon gusto (una piacevole sorpresa, coi tempi che corrono). Dopo un’apertura nella quale deplorava la pioggia di lezioni morali pronunciate da chiunque, persino da Vespa (« che cia dia lezioni di morale, lui che viene pagato come l’ultimo premio oscar per fare un programma in crisi – ha detto – è veramente troppo »), Santoro si è rivolto al suo pubblico, l’unico ad avere un vero diritto a non essere d’accordo, anzi, « ad incazzarsi ». Il pubblico però, ha continuato, vede, ascolta, segue il giornalista e poi giudica. E sarà il pubblico a giudicarmi, dice Santoro; a ragion veduta, quando avrà visto cosa avrò fatto, quali saranno i programmi a cui darò vita se firmo l’accordo con la RAI. Sarà lui a dire se ho sbagliato o se ho fatto bene a firmare per andare avanti e inventare programmi diversi.
Il giornalista si è poi rivolto ai dirigenti RAI, e prima di tutti al Presidente della Commissione parlamentare di Vigilanza, Sergio Zavoli, di cui ha celebrato i meriti professionali (« un maestro ») e riconosciuto lo spessore morale, ai politici ed in particolar modo agli esponenti del Pd. Bisogna essere coerenti, ha detto, prendere posizione; troppo facile sfruttare gli annunci di liquidazioni milionarie, bisogna dire chiaramente da che parte si vuole far pendere l’ago della bilancia: se verso quello di una televisione immobile, che non parla dei problemi reali e rifiuta programmi come Annozero, o verso quello di una RAI che pensa che Annozero sia un ottimo investimento economico, oltre che un prodotto di qualità.
Dov’eravate voi quando su Annozero piovevano le accuse e le censure preventive? Dov’eravate mentre lavoravo accerchiato come Custer, attaccato non solo dagli indiani ma anche dai nostri? Dov’eravate quando si discuteva della libertà dei giornalisti? Queste le domande che Santoro pone a quanti si dichiarano oggi scandalizzati dalla possibilità dell’accordo e gridano al tradimento dell’impegno e del pubblico (nutrito) di fedelissimi. E si rivolge direttamente al direttore di Repubblica, Curzio Maltese, autore oggi di un articolo su di lui: « Dov’eravate quando venivamo sanzionati dall’Authority, in spregio alla libertà d’espressione sancita dalla Costituzione?« . Ricorda inoltre le varie fasi della contesa legale fra lui e RAI, le sentenze dei giudici, le reazioni della destra e della sinistra. « Annozero è un programma che vuole fare il magistrato o Annozero lo considerate un elemento fondamentale per il servizio televisivo? Dovete dare questa risposta prima di mettervi a discutere se la mia liquidazione sia giusta o no », dice. Ricorda come dai tempi dell’editto bulgaro il lavoro di diversi giornalisti, lui compreso, sia stato un vero percorso ad ostacoli; che se Santoro è tornato in RAI è perché così ha stabilito la magistratura; che la sentenza che gli ha dato ragione è oggi passata in terzo grado, e sarà sottoposta al giudizio della Cassazione. E pone la seguente domanda: « Ma c’è bisogno di un giudice per decidere che un programma che fa il 20% di ascolto deve andare in onda? Vorrei capire Bersani cos’ha da dire su questo« . Una disamina che vede Santoro pronunciare i nomi di Sabina Guzzanti, di Daniele Luttazzi, nel rammarico di non averne ancora vista una riabilitazione (e a questo proposito il giornalista cita anche Enzo Biagi, che ha avuto « un simulacro » di ritorno). Questa parte del discorso si conclude con il riferimento a Raiperunanotte, salutato come un vero spazio di libera espressione.
Infine l’indicazione di una potenziale apertura: « Se sentirò che la RAI è con me, anche una parte piccola della RAI – dice Santoro – io resterò« ; « se invece voi pensate che la RAI non sia un luogo per Annozero, per un programma con quel tasso di spregiudicatezza, di senso critico, allora lasciatemi andare via ». Per poi concludere: « Trent’anni di battaglie non si cancellano con un contratto« .
Prima che andasse in onda la trasmissione avevamo fatto un pronostico: che Santoro avrebbe messo tutto nelle mani del pubblico e dei suoi avversari. Quella previsione si è rivelata esatta. Attendiamo di vedere cosa ne uscirà. Per ora la sensazione è quella di un grido di coerenza, un sasso nello stagno di una televisione pubblica votata al suicidio.

Michele Santoro quitte RAI

18 Mai
Voici la lettre que Michele Santoro a fait paraître sur le site RAI du programme Annozero:

Chers amis,

J’aurais mieux aimé qu’on donne la nouvelle seulement après la souscription de l’accord, aussi pour conclure dans la sérénité une saison télé marquée par de résultats extraordinaires. Toutefois, je prends note avec satisfaction des décisions me concernant, proposées par le Directeur général et entérinées à l’unanimité par le Cda de RAI, décisions qui me permettront de faire l’expérience de nouveaux formats télévisés.

Au cours des semaines prochaines je donnerai la collaboration nécessaire pour qu’on arrive rapidement à une définition complète de cette entente dans toutes ses parties. A la fin de la saison, et seulement après signature, je répondrai à toutes les questions concernant la nature de cet accord et mon futur professionnel, étant convaincu que j’ai agi encore une fois dans l’intérêt du public.

Michele Santoro

Annozero, Rai.it, 19 maggio 2010. Traduit par Extraduzione.